Mais elle pourrait rebondir à la lumière de plusieurs annonces intervenues ces dernières heures. La dernière en date vient du président de la commission
de déontologie, Olivier Fouquet, qui a révélé devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale que les membres de l'instance qu'il dirige ont envisagé une démission collective face à
cette nomination controversée sur laquelle ils n'ont pas été appelés à se prononcer.
Il a aussi souligné avoir donné à titre personnel un avis juridique - "ni favorable, ni défavorable" - au Président de la République sur cette question
et non un feu vert, dans une lettre du 24 février adressée au secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Il a aussi dénoncé les pressions des élus de gauche et des médias dans ce dossier.
Mais il a aussi reconnu que la loi du 29 janvier 1993 réglementant les passages de la Fonction publique vers le secteur privé devait être complétée afin que la commission de déontologie puisse
s'auto-saisir d'un dossier, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Alain Juppé, l'ex Premier ministre, interrogé ce jeudi sur Europe 1 a estimé : "il y a une procédure, il y a une commission de déontologie. Cela
clarifierait complètement le débat si elle avait l'occasion de se prononcer".
Par ailleurs, le synidcat CGT des Caisses d'Epargne a décidé de porter plainte contre la nomination de François Pérol et plus largement contre le
processus de mariage entre les deux banques qui contrôlent Natixis.
Enfin, un groupe d'une centaine d'actionnaires de Natixis,
représenté notamment par l'Adam, l'association de défense des actionnaires minoritaires, dirigée par Colette Neuville, a saisi le tribunal de grande instance de Paris pour "informations
trompeuses, faux bilan et distribution de dividendes fictifs". Le titre Natixis a été introduite en
Bourse fin 2006 à 19,55 euros. Il vaut aujourd'hui moins d'un euro.